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green fashion

make fashion great again

Pour rendre la mode responsable désirable.

La mode, c’est le secteur décrié du moment, le mauvais élève de l’industrie d’hyper-consommation. Précédé par l’alimentaire, puis par l’hygiène, et enfin par la beauté, il fallait bien que ça arrive. Et pour cause, la mode est responsable de 20 % des rejets d’eaux usées et de 10 % des émissions de CO2.

Le problème ?

C’est toute la chaine de valeur qui est à repenser, à commencer par le business model.

Tour d’horizon des INITIATIVES, pour une mode qui fait du bien.

Fibres recyclés ou matières naturelles biologiques? Production européenne ou circuit court? Personnalisation, sur-mesure, précommande ou quantité limitée?

Difficile d’arbitrer parmi la multitude de solutions, dans chacune génère malgré tout sa part de pollution.

Après avoir été longuement décriée, la marque Nike se lance dans le skateboard en prévision des JO 2020 avec de véritables ambitions écoresponsables. A venir une collection d’uniformes sportifs conçus en polyester 100 %  recyclé qui bénéficent d’un patronnage éco-conçu afin de réduire les chutes lors de la coupe (étape de pré-production).

Quant à son frère ennemi, cela fait 5 ans que Adidas collabore avec l’ONG Parley for The Oceans, avec le lancement de plusieurs produits tous issus de déchets plastiques marins recyclés.

Le groupe Rossignol, quant à lui, frappe fort avec un programme de transformation intitulé “respect”. Entre autres engagements, celui de développer une majorité ​des produits éco-conçus, fabriqués dans des sites certifiés ISO 14001, et bénéficiant d’investissements ayant pour objectif de réduire la production de déchets.

GROUPE ROSSIGNOL | Respect | 2020

Du côté des jeunes créateurs, les initiatives pour une mode responsable et un modèle circulaire sont souvent à la source de la création d’entreprise. Et tous ces jeunes créateurs, ou presque, poussent le modèle jusqu’à dessiner une nouvelle forme de collaboration sectorielle : l’entraide 2.0.

Comment ?

Grâce à un groupe Facebook, aujourd’hui également présent avec un site officiel, et qui a pour vocation d’offrir un espace d’échange de bon plans et de tuyaux entre professionnels de la mode. Son nom : French Fashion Union.

Cette communauté en ligne regroupe désormais plus de 6600 membres, et le sujet de la mode écolo est une des thématique les plus récurrentes dans les publications diffusées.

“Bonjour la FFU ! Je cherche des fins de stocks en dentelle et crêpe de soie ou assimilé pour me faire une robe de mariée. J’essaye de faire le plus zéro déchet possible donc si certains ont des fins de rouleaux, je suis intéressée !”

Domitille, membre FFU

Toujours côté français, la très jeune marque responsable Hopaal a lancé fin janvier dernier sa campagne de crowdfunding afin de commercialiser en pré-commande le tout premier teeshirt responsable, made in France et vendu à prix coûtant.

Le produit se nomme DemocraTee et vise à promouvoir la mode responsable. Vendre à prix coûtant a été possible grâce à la mobilisation de l’ensemble des partenaires. Le fameux teeshirt est disponible dans différents coloris. Et, pour ne rien gâcher, cet essentiel du dressing est conçu à partir de matières recyclées et biologiques, confectionné en France dans des ateliers employant 84% de personnes en situation d’handicap et produit à la demande.

Et du côté des startups ? De belles initiatives à souligner, qui vont de la création de circuits courts à la conception de solutions d’optimisation du dressing.

Entre autres réussites, Tekyn est une startup qui propose des solutions de production à la demande et made in France aux marques françaises, afin de produire rapidement en série limitée : https://www.tekyn.com/

VERA est une application engagée. Personal styliste virtuel, cette solution permet à la fois de rendre le dressing “intelligent” et de recommander de façon personnalisée des looks en fonction de l’agenda, de la météo, et des goûts vestimentaires de ses utilisateurs. Une façon de promouvoir l’utilisation de vêtements oubliés au fond de l’armoire, vêtement dont la dette environnementale n’a pas été amortie.

ClearFashion est LE scanner de l’empreinte environnementale dédié au shopping. L’application permet d’obtenir des informations sur les produits de mode, de l’impact carbone du produit, la politique de transparence de la marque, les conditions de travail, le bien-être animal, au degré de pollution de l’eau…en scannant l’étiquette ou le code-barre du produit.

Le bilan de l’histoire? Ecolo, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant !

Il y a 10 000 manières de dessiner un business vertueux et une mode responsable, mais aucune n’est parfaite. A charge aux entrepreneurs de définir le chemin qu’il souhaite arpenter pour y parvenir et la proposition de valeur qu’il veut défendre sur leur marché.

Les critères de préférence des consommateurs se tournent de plus en plus vers des engagements forts, qui peuvent être de plusieurs natures : sociétales, culturelles, environnementales , humanistes… Mais évidemment, il ne s’agit pas d’embrasser tous les combats, et de vouloir être tout pour tout le monde, au risque de n’être plus rien pour personne.

A chaque marque sa raison d’être, son système de croyances et son idéologie. Avec un mot d’ordre, LA COHERENCE dans tous les points de contact avec ses consommateurs.

On en parle ?

hello@celinegm.fr

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