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La mode peut-elle etre virtuelle ?

En novembre 2019, Louis Vuitton sortait la collab’ la plus audacieuse du paysage luxe & mode : une malle Summoner’s Cup et les Skins des personnages principaux du plus célèbre jeu de Riot Games : League of Legends.

Un coup de tonnerre dans la fashionsphère, pour qui jusque là geek et hype ne faisaient pas bon ménage.

Pourtant, le virtuel n’en est pas à son coup d’essai dans ce secteur. Les influenceuses virtuelles, autre visage du secteur mode, émergent depuis déjà 2016.

Lil Miquela est la première influenceuse virtuelle de l’histoire, conçue par les Américains Trevor McFedries et Sara DeCou, associés dans la société Brud. 

Brut

Depuis, une autre influenceuse virtuelle est apparue, et cette fois, elle est française. Elle se prénomme Gaïa et elle a été designée, produite et scénarisée par WANDS, en collaboration avec la Paris School of Luxury.

Elle est suivie de Dana Beauvoir, une influenceuse branchée mode & beauté responsables.

Son rôle ? Décrypter les marques et démarches écolo, et aider à y voir plus clair dans cette cacophonie.

Comment ? En prenant parole sur des initiatives green en citant marques & produits. Lancée par l’association #WeAreAllDana, l’objectif de cette influenceuse est de promouvoir les démarches éco-responsables dans le secteur du beau.

« On ne veut pas que Dana soit une donneuse de leçons et d’opinions. L’idée est qu’elle partage simplement son quotidien et son mode de vie. »

Eva Jacquot pour L’ADN

La mode virtuelle en mode expérienciel

On se souvient tous de l’application de Réalité Augmentée lancée en 2018 par Zara : une application sur smartphone permettant aux clients de 120 boutiques dans le monde de découvrir la collection printemps-été 2018 portée par des mannequins déambulant dans les boutiques ou en vitrine.

On sait en revanche moins que des marques de luxe se sont essayées à la Réalité Virtuelle, à l’instar de Prada qui propose une expérience VR depuis 2016 : PRADA X PRADA.

Prada X Prada, développé par le français DV mobile

Sans oublier l’animation en réalité virtuelle des Galeries Lafayette proposée en 2018. Une immersion dans l’univers da la fête foraine rendue possible grâce au casque Oculus Rift.

Pour une mode dématérialisée ?

La dernière vague virtuelle nous vient d’Allemagne et elle a le mérite d’interroger notre perception du vêtement.

The Fabricant est une start-up allemande qui a eu l’idée en 2019 de proposer des vêtements virtuels, destinés à être intégrés numériquement sur les photos de leurs clients.

En mai 2019, une robe virtuelle élaborée par la startup a ainsi été vendue 8.500 euros. Avec une idée sous-jacente : et si pour lutter contre la pollution engendrée par la mode, il suffisait de créer des vêtements virtuels?

C’est évidemment nier la sensorialité de la mode, qui stimule les différents sens au-delà de la vue : le touché -primordial dans le vêtement- , l’odorat (oui, les matières sentent!), l’ouïe (qui n’a pas été irrité par le bruit d’un kaway ou séduit par le son d’un drapé?)…

La bonne réponse ? A mon sens, elle n’existe pas.

A charge aux marques de s’interroger sur leur vision de la mode, du luxe, du produit : cérébral ? corporel? sensoriel ? immatériel? Tout cela s’articule autour d’un enjeu fondamental : l’idéologie de marque, sa raison d’être, son système de croyance.

On en parle ?

hello@celinegm.fr

unsplash-logostem.T4L
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